Retour sur le 163e cycle Jeunes en Île-de-France en partenariat avec l’IHEMI

Publié le :

6 août 2026
Pour la seconde fois, du 6 au 10 juillet, l'IHEDN et l'IHEMI se sont associés sous l'égide de l'ACADEM pour proposer un cycle Jeunes commun aux deux instituts. Après le succès de sa première édition en 2025, cette nouvelle session a une nouvelle fois illustré la synergie des acteurs étatiques autour du continuum sécurité-défense.

L’IHEDN et l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) ont renouvelé leur partenariat, sous l’égide de l’Académie de défense de l’École militaire (ACADEM), à l’occasion du 163ᵉ Cycle Jeunes en Île-de-France.

Pendant une semaine, cette session commune a réuni 81 auditeurs autour d’un objectif partagé : développer une culture commune du continuum sécurité-défense-justice et mieux appréhender les défis auxquels notre pays est confronté.

Au programme figuraient conférences, débats, ateliers et travaux en comité, permettant d’approfondir les grands enjeux de défense, de sécurité, de diplomatie et de coopération internationale. Grâce à ces échanges, les participants ont renforcé leur compréhension des défis contemporains tout en formulant des réflexions et des propositions concrètes en faveur d’une meilleure coopération entre les différents acteurs.

La formation s’est articulée autour de trois grands axes :

  1. Les enjeux stratégiques ;
  2. La connaissance de l’outil de sécurité et de défense ;
  3. Les nouvelles menaces.

 

Conférences, échanges avec des experts, visites de terrain et travaux de comité ont permis aux auditeurs d’appréhender des sujets au cœur de l’actualité, parmi lesquels :

  • Les enjeux du droit international et la protection des droits humains : cette intervention a exploré le cadre juridique international et ses implications pour la paix et la sécurité mondiale.
  • La diplomatie et les relations internationales : elle a abordé les stratégies diplomatiques face aux crises géopolitiques ainsi que les mécanismes de coopération internationale.
  • La sécurité et la défense, enjeux et stratégies : cette conférence a analysé les nouvelles menaces sécuritaires, notamment dans le cyberespace, et les réponses apportées par les États.
  • Les défis de la gouvernance mondiale : une réflexion a été menée sur l’organisation des pouvoirs internationaux face à des enjeux globaux tels que le changement climatique ou les migrations.
  • Santé et sécurité globale : cette intervention a traité de la gestion des crises sanitaires mondiales, notamment à travers le retour d’expérience de la pandémie de Covid-19.
  • Les enjeux de la communication en situation de crise : elle a mis en lumière l’importance de la communication stratégique dans la gestion des crises et la diffusion de l’information.

 

En complément des conférences, le programme a également proposé plusieurs visites de terrain. Les participants se sont notamment rendus :

  • au Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM), unité blindée d’élite de la Gendarmerie nationale, réserve gouvernementale capable d’intervenir rapidement lors de crises majeures en France comme en opérations extérieures ;
  • au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-DAM Île-de-France), site dédié à la conception, à la modélisation et à la garantie de sûreté des armes nucléaires françaises dans le cadre de la dissuasion.

 

Ces visites ont offert aux participants une immersion concrète au sein des principaux acteurs de la sécurité et de la défense. Elles sont venues compléter les enseignements théoriques dispensés durant la semaine et ont favorisé une réflexion appliquée sur les enjeux abordés.

Enfin, pour conclure leur formation, les auditeurs ont mené une réflexion collective au sein de trois comités de travail consacrés à des enjeux majeurs :

  • Le lien civilo-militaire face aux nouvelles menaces : les participants ont réfléchi aux moyens de renforcer la coopération entre les armées, les forces de sécurité intérieure et les collectivités afin de mieux anticiper, coordonner et répondre aux crises et aux menaces hybrides affectant les territoires.
  • La prévention et le traitement des ingérences étrangères : ils ont identifié des pistes d’action pour détecter et contrer les campagnes de désinformation, renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés et développer la résilience des citoyens face aux ingérences étrangères.
  • La féminisation des armées et des forces de sécurité intérieure : ils ont formulé des propositions visant à favoriser le recrutement, la fidélisation et l’accès des femmes aux postes à responsabilité, tout en promouvant un environnement professionnel plus inclusif et plus égalitaire.