Venus de 32 pays, des collectivités françaises d’outre-mer et de 5 organisations régionales de la région Indopacifique, 55 auditeurs sont en ce moment rassemblés en France autour du programme riche et varié de la Session internationale pour l’Indopacifique (SIIP).
Au programme de ces cinq journées rythmées par le triptyque pédagogique de l’IHEDN, des visites de terrain (bases aéronavales, bâtiment de la Marine nationale…), des travaux en comité et de nombreuses conférences d’intervenants de haut niveau.
Parmi ces derniers, le contre-amiral Guillaume Pinget, commandant de la zone Asie-Pacifique et des forces armées en Polynésie française (ALPACI), a pris la parole sur la « présence militaire française et coopération dans l’espace maritime Indopacifique ». Un sujet justement incarné en ce moment par la mission HIMANTURA.
De septembre à décembre 2025, les Forces armées en Polynésie française (FAPF) déploient la frégate de surveillance Prairial et un avion Falcon 50M Triton de la 25ème Flottille, en mission annuelle ASIE 2025, baptisée HIMANTURA.
HIMANTURA est le second déploiement des forces françaises sur le vaste théâtre Pacifique en 2025, succédant à la mission CLEMENCEAU 25. Ces déploiements participent au rayonnement des forces françaises, affirmant leurs qualités opérationnelles et leurs capacités de projection « loin et longtemps ».
HIMANTURA démontre l’implication pleine et continue de la France en tant que nation riveraine et souveraine de l’Indopacifique, l’engagement français en faveur d’un espace indopacifique « libre et ouvert » en contexte de tensions politiques accrues, et la qualité des partenariats militaires opérationnels avec les nations de l’Indopacifique.
UN ENGAGEMENT FERME ET CONTINU DE LA FRANCE
Le déploiement HIMANTURA a été rythmé par trois séquences multilatérales majeures :
1/ SAMASAMA, exercice multilatéral (Philippines, États-Unis, Royaume-Uni, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Italie, Thaïlande) de surveillance et sécurité maritimes tenu aux Philippines du 6 au 17 octobre, auquel a participé le F50, effectuant des vols en mer de Chine méridionale et mer des Philippines.
2/ ANNUALEX, exercice multilatéral (Japon, États-Unis, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande) de haute intensité multi-domaines tenu au Japon du 19 au 22 octobre, auquel a été convié la France pour la première fois, et contribué au moyen de la FS Prairial.
3/ Enforcement Coordination Cell – ECC, cellule de coopération internationale (Japon, États-Unis, République de Corée, France, Allemagne, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Australie, Canada) pour l’observation et le report des trafics maritimes au profit de la Corée du Nord en violation des sanctions onusiennes S/RES/2371, S/RES/2375 et S/RES/2397 relatives au comité 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Du 22 octobre au 11 novembre, la France a effectué son 11ème déploiement au profit d’ECC depuis 2018. Cette dernière occurrence est marquée par la première participation du F50M, aéronef arrivé à la 25ème Flottille polynésienne en avril 2025. Equipé de capacités techniques de surveillance Triton, le F50M a réalisé 11 patrouilles de surveillance des trafics illicites en mer de Chine orientale, mer du Japon et mer Jaune. La séquence a permis un approfondissement de la relation partenariale en particulier avec les Japonais, les Sud-Coréens et la 7ème flotte de la US Navy.
La navigation et le transit des forces françaises en mer de Chine méridionale dans le cadre d’HIMANTURA illustrent l’engagement ferme et continu de la France en faveur des principes de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (convention de Montego Bay). Déploiement autonome ponctué de séquences partenariales, HIMANTURA illustre la posture française unique d’équilibre, qui préserve l’autonomie stratégique française tout en garantissant une pleine intégration aux dynamiques partenariales de l’Indopacifique.


