Pendant sept jours de formation répartis sur deux semaines, 25 participants issus du secteur public, de l’industrie, de la défense, de la sécurité, du monde académique et du conseil se sont réunis autour d’un objectif commun : acquérir une méthodologie d’intelligence économique leur permettant de comprendre, d’anticiper et d’agir dans un environnement stratégique toujours plus complexe.
Pour cette 93e édition, l’IHEDN avait choisi comme fil conducteur l’un des fleurons industriels français : l’aéronautique.
À travers une étude de cas centrée sur Airbus et son écosystème, les participants ont travaillé sur les grands enjeux de souveraineté qui structurent aujourd’hui la compétition internationale : maîtrise des chaînes de valeur, dépendances critiques, protection des savoir-faire, guerre économique, cybersécurité, influence et résilience industrielle.
Au-delà des enseignements théoriques, ce cycle a permis une immersion au cœur de l’un des territoires les plus stratégiques de notre pays.
Les participants ont ainsi eu le privilège de découvrir la chaîne d’assemblage final des Airbus A320, symbole du savoir-faire industriel européen et de la capacité de la France à demeurer une puissance aéronautique de premier plan.
Ils ont également été accueillis au sein de la Direction Générale de l’Armement – Techniques Aéronautiques (DGA TA), acteur essentiel de la supériorité technologique française, où ils ont pu mieux appréhender les enjeux d’innovation, d’évaluation et de souveraineté qui accompagnent le développement des capacités aéronautiques et de défense.
Cette édition a également été marquée par une mobilisation remarquable des services de l’État en région. Les participants ont bénéficié des éclairages et retours d’expérience des acteurs engagés quotidiennement dans la protection du tissu économique national, qu’il s’agisse de sécurité économique, de cybersécurité ou de protection du patrimoine scientifique et technique. Une illustration concrète de la coopération indispensable entre l’État, les entreprises et le monde académique face aux menaces contemporaines.
Tout au long du cycle, les auditeurs ont été sensibilisés aux principaux outils de l’intelligence économique :
- veille stratégique et anticipation ;
- OSINT et exploitation des sources ouvertes ;
- sécurité économique ;
- cybersécurité ;
- influence et affaires publiques ;
- conformité et maîtrise des risques ;
- aide à la décision stratégique.
La pédagogie des cycles IES repose sur un principe simple : utiliser un secteur stratégique comme prétexte à l’acquisition d’une méthode directement transposable à toute organisation.
Cette approche a trouvé son aboutissement dans les travaux de comité menés tout au long de la formation. Répartis en quatre groupes, les participants ont analysé différentes problématiques liées à l’écosystème aéronautique afin de produire des recommandations stratégiques et des outils d’aide à la décision.
Leurs restitutions finales ont été présentées devant un jury composé du Général de Brigade Hugues de Roquemaurel, de Nicolas Dubuc, référent Intelligence Économique, et de Pierre Woblewski, chargé Intelligence Économique chez Airbus.
La clôture du cycle a été marquée par l’intervention de Bernard Carayon, figure majeure de l’intelligence économique en France. Son analyse des mutations géopolitiques, technologiques et informationnelles contemporaines est venue rappeler toute l’actualité des enjeux de souveraineté économique et l’importance de former des décideurs capables d’intégrer ces dimensions dans leurs stratégies.
Cette 93e édition illustre pleinement l’ADN des cycles IES de l’IHEDN :
- décloisonner les approches ;
- faire dialoguer acteurs publics et privés ;
- croiser les expertises ;
- développer une intelligence collective au service de la souveraineté nationale.
L’IHEDN remercie l’ensemble des intervenants, partenaires et institutions qui ont contribué à la réussite de cette édition et en particulier : Airbus, la préfecture de la région Occitanie, la DGA Techniques aéronautiques, le service de l’information stratégique et de la sécurité économiques (SISSE) et autres services de l’État mobilisés en matière de sécurité économique. Mais également l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) et la Protection civile de la Haute-Garonne.
Après les cycles consacrés aux semi-conducteurs, au quantique, aux câbles sous-marins, au New Space ou encore au nucléaire, cette nouvelle édition confirme la volonté de l’IHEDN d’ancrer ses formations au plus près des grands écosystèmes stratégiques français afin de mieux comprendre les défis de souveraineté du XXIe siècle.
Enfin, félicitations aux nouveaux auditeurs de l’IHEDN pour leur engagement, la qualité de leurs travaux, leur curiosité intellectuelle et l’esprit collectif qui a animé cette promotion tout au long du cycle. Et bienvenue dans la communauté des auditeurs de l’IHEDN.








